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Aveu

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Aveu

Je suis fatiguée ce soir, fatiguée de devoir encore porter sur le cœur cette mascarade qui dure depuis bien trop longtemps. Notre histoire peut sembler longue, grandioses, mais dans ma tête, elle est brève. Aussi brève que le degré d’implication de mon cœur. Aussi brève que ce que j’ai pu ressentir à un moment.

Pourtant, je le voulais, je te voulais. Mais mon cœur, lui, a compris les choses autrement. Je voulais tomber raide dingue de toi, retrouver l’insouciance de mes premières nuits d’amour. T’aimer parce que je n’aurais pas pu faire autrement. T’aimer malgré moi. T’aimer sans me soucier de ce que tu aurais pu ressentir, toi. M’aimer à ta place s’il le fallait pour te garder auprès de moi.

Si je n’ai jamais répondu à tes je t’aime balancés à longueur de journée, c’est parce que ça aurait pu être le plus gros mensonge de ma vie. Parce que de fait, je n’ai jamais ressenti quelque chose qui aurait pu s’apparenter à un quelconque sentiment d’amour.

Pourtant, je le voulais. Je voulais sourire en pensant à notre premier baiser. Je voulais que ces moments apparemment magiques qu’on passe tous les deux restent gravés dans ma mémoire tel un poème écrit sur un nuage à l’encre indélébile de la ferveur de nos sentiments partagés.

Pourtant je le voulais, je voulais t’avoir dans la peau, et toi seul. Ne jurer que par nos inlassables baisers indiscrets en pleine rue.

Mais mon cœur était déjà pris ailleurs. Tu possédais mon corps mais mon esprit ne voulait pas coopérer. Il a fallu que je parte le plus vite possible car rester nous aurait brisé encore plus.

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1 commentaire
  1. Marc Nelson Tanis dit

    Très bon texte Emie!

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