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Ma muse est une femme

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Douce muse, ton appel ne peut être ignoré par ce contenant vide qu’il m’arrive d’être.

Sous ton emprise, tout est magie et beauté. Dans les confins de l’enfer, peut naître le merveilleux simplement avec ta présence.

De quoi es-tu fait ma douce et tendre ?

Tu insuffles la conscience du matériel et de l’immatériel. L’expérience de la transe est manifeste, tel un drogué je ressens chaque cellule de mon corps. Ou plutôt, je te sens comme Atlas sent le poids de mère la Terre sur ses épaules.

Tu peux me faire rire ou pleurer ! Mon âme agonise certaines fois sous l’effet de ta présence. Pourtant, ma dévotion à ton attention s’amplifie un peu plus à chaque respiration qui m’est donné.

Es-tu un homme ou une femme ?

Tu es femme à coup sûr ! La sensibilité que tu ramènes en douce brise est caractéristique d’une présence féminine. La résilience dont tu fais preuve est digne d’une haïtienne. Abusée, marginalisée, exploitée, elle reste debout. De ses larmes et de ses sueurs, des rivières pourraient prendre source. Mais toujours fière et invincible elle demeure. Un hommage mérité est dédié à son courage.

L’amour, la facilité du verbe que tu charries ne peut être l’œuvre que d’une femme. À portée de main, tu déferles les flots d’émotions. Même un incorrigible insensible te sent bien profondeur.

Des couleurs que tu inventes, l’arc-en-ciel en devient jaloux. L’Olympe s’agenouille devant la création qui fait chair à ton être.

Ton univers est tapissé de l’insaisissable alpha créatrice. Ta valse meut de la poésie à la musique, en empruntant le chemin de la peinture. Oui tu résonnes sur la fréquence du supra-lumineux. De temps à autre, de pauvres mortels comme moi entrevoient une lueur de ma magnificence. Tels des temples, ils se laissent remplir de sa sublime présence.

Oui femme dans tout ton ADN ! Quelques fois, Tu apportes avec toi la souffrance. Hélas, insignifiants nous sommes ! Bénis d’avoir l’illustre que tu es en nos murs. En bon pucelle, nous t’accueillons comme tu viens. Douloureux parfois mais tellement jouissif la plupart du temps. Avec joie et ferveur, nous acceptons ton fruit sacré. Nous le chérissons à la manière d’une mère aimante. Jour après jour, nous procurons soin et amour à la graine qui nous a été donnée. Car notre mère muse a été bienveillante à notre égard. L’aventure dure jusqu’au moment où nous devrions expulser de nos entrailles le fruit de notre union avec notre dulcinée. Ô combien peut être ultra super hyper exaltant ce moment de grand bonheur.

Femme tu es ! Quand vient le moment pour nos chemins de se séparer, tu t’en vas sans te détourner ! Que ton temple soit en pleurs, le cœur en lambeaux, ton appel s’adresse à un nouveau chez toi.

Vaut mieux profiter de ta présence tant que tu es là, tant que ton odeur, ton aura emplit la salle. Vaut mieux s’accrocher à ta barque le temps que ton aurore luit sur nous. Tant que tu nous berces de la chaleur de ton feu millénaire. Car une fois, que tu auras tourné le dos plus rien ne pourra être fait. De toi, que des souvenirs il nous restera. Autant en créer, toutes les images qui peuvent nous rester. À la fin, le lugubre bonhomme remplit d’amertumes, de regrets se tiendra loin car même si seulement des réminiscences subsistent, elles seront comme des lanternes pour nous accompagner sur le chemin vers l’Un.

Sandia RENAUD

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