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Une affaire de Prostate

Un plan à trois

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Ma femme est une petite coquine! C’est un brasier qui ne s’éteigne pas même en plein hiver. Elle se moque de l’eau et du vent. C’est un tourbillon de passion infernale. Elle fait ruer les démons dans leurs antres pour attirer le regard des anges. C’est une femme fatale dans une coquille d’œuf. Une coquille illusoire dans lequel je l’avais enfermé. Je n’ai jamais su si de pareils fantasmes bouillaient dans le fond de sa pensée. Pour moi, elle était cette femme timide, prude, sainte, catholique qui aimait se faire prendre en missionnaire. Elle n’en demandait jamais plus, elle jouissait toujours et cela flattait mon orgueil. Du coup, au lit c’en est devenu monotone. 

Dieu seul sait comment le mariage peut être insupportable quand les trois années de bonheur s’en sont allées dans une seule position sexuelle. J’ai eu l’impression de n’avoir pas assez joui dans mon mariage que la routine s’en est installée. Et comme dans une gorge gargantuesque, j’ai vu notre amour s’effondrer sans qu’elle ne dise un mot. Putain de routine de mes deux !  Elle était toujours fidèle à elle-même. Cantonnée dans ce petit rôle de bonne femme au foyer, elle continuait à faire la lessive, me préparer à manger, prier, se faire chevaucher par le Saint-Esprit. Entre nous j’avoue avoir été un peu jaloux du Saint-Esprit, malgré sa personnalité surfaite, il faisait mieux hurler ma femme que moi. On m’a dit que lorsque quelqu’un était possédé par ce genre de force surnaturelle, ce qu’il ressentait était comparable à une pincée d’orgasme. Du coup, les cabrioles que faisait ma femme me rendaient rouge de colère quand mes pensées se heurtèrent à l’idée qu’elle prenait son pied sans moi.

Et puis, par un de ces beau temps où nous dégustions pour la énième fois notre insipide  breuvage de lassitude conjugal, elle se mettait à parler et à se dévoiler : « Tu sais Jean-Pierre, cela fait plus de trois mois que nous ne faisons plus de galipettes au lit. Trois mois depuis que tu m’as livré au gré d’un esprit qui s’amuse à me faire gouter au paradis par fragments. Trois ans que j’ai l’impression que tu as épuisé ton stock  de fantasme. Je me sens délaissée, trahie, sans amour alors que mon vagin lui frémisse de désir, fourmille de milles addictions. Il veut se faire écarteler, déchirer, lacérer sous des coups de boutoir de bourreaux. Il veut sentir en même temps deux membres bien gorgés lui flatter la paroi.  J’en ai assez de jouer à la bonne femme tandis que dans ma tête, mes fantasmes interdits me mettent la pagaille. Je veux ta bite et une autre bite, toutes les deux dans le même trou. Je veux ton pouce et le pouce d’un autre dans mon anus. J’en ai assez de me frotter contre les chambranles des portes. Je veux du fort, du puissant, je veux de la bonne baise. Je ne veux pas qu’un morceau du septième ciel, je veux tous les autres qui viennent après.  Jean-Pierre, je ne suis pas cette petite femme replète qui veut seulement partir en mission. Je veux faire des guerres. Tuer les principes du sexe conjugal et cette lassitude qui nous gangrène. Cela fait des jours que je meurs d’envie de te dire tout ça en face mais je ne trouvais pas encore la force et le bon moment. J’espère, mon cher petit mari Jean-Pierre, que tu comprennes ce que je désire de toi et de notre couple et que tu vas t’atteler à la tâche à me rendre heureuse. »

Comme une fleur qui se renferme sur elle-même, ma femme redevint elle-même. C’était comme-ci cette intermède n’avait pas eu lieu, comme-ci c’était le fruit de mon imagination en déprime. Il faut dire qu’au  moment de ces déclarations ô combien vulgaires et révélatrices, je mangeais du pain. Après, le pain m’eut un gout de papier mâché et ça avait du mal à descendre. Est-ce-que ma femme venait de me demander un plan à trois ? 

Abasourdi, j’attendais une réponse venant d’elle, mais elle était déjà retournée dans son mutisme naturel. Je me demandais si ma femme, l’espace d’un instant, ne s’était pas faite possédée par un esprit en mal de sexe. De sexe cochon qui pis est. Il m’était inconcevable de faire des plans à trois. Je trouvais l’idée cradingue, dégoutante, abjecte. Cela me retournait l’estomac rien qu’à y penser. Je n’avais pas été élevé dans ce genre d’excentricités. Le monde était rond et on m’apprenait à être un hamster pour marcher à travers. Je n’avais nullement l’intention de transformer mon monde en triangle pour une expérience qui ne me tenait même pas à cœur. Mais j’aimais ma femme. Je ne voulais pas la perdre. Elle a toujours été bonne pour moi. Ma douce femme.

Quand l’heure vint de se coucher, je la retrouvai sur le lit, dans une position fœtale affreuse. Toute son attitude transpirait une souffrance palpable. Une souffrance qui me pointait d’un doigt coupable. Je voulais toucher son corps, son dos. Elle eut un geste leste et s’échappa à mes caresses. J’étais comme un adolescent qui, après avoir fini de se branler, fixait le plafond, l’air stupide : « Supposons que j’accepte ma belle, comment y procéderait-on ? »

J’entendis un froissement de drap et je ne sentis plus du cet aura de souffrance rayonner. J’eus en face de moi, un visage qui pétillait dans le noir, ses yeux de prédateurs me firent regretter ma phrase. Elle m’a expliqué qu’elle avait  une amie (alors tout cela, c’était la faute à une amie, je n’en croyais pas mes oreilles, je ne vais plus la laisser voir ses amies, mauvaise influence !) qui avait fait l’expérience. Ils ont juste passé l’annonce sur les médias en ligne et les internautes ont fait le reste. Le comble, j’allais devoir faire une annonce et baiser ma femme avec le premier inconnu venu. Belle blague ! Je faillis me dégonfler mais l’insistance avec laquelle ce feu brulait dans les yeux de ma femme étaient inouïes et je ne voulais pas le voir s’éteindre. Il faut quand même établir certaines règles, lui dis-je. La seule chose obligatoire serait qu’on fasse tous les trois un test de dépistage pour les maladies vénériennes. L’acte se ferait sans condom. Il faut qu’on vive l’acte à la fleur de notre peau, à l’extrême, dans la plus intime sensation. Une décision qui fut unanime des deux camps. J’en voulais rajouter d’autres mais ma femme s’y opposa, jugeant que trop de règles casseraient l’ambiance

Je bougonnais mais ne me dégonflais pas. On attendit demain pour passer l’annonce, une photo de notre couple et quelques mots qui signait la bêtise qu’on allait faire. Tout cela était nouveau pour nous dans notre couple. C’était la première fois que j’allais le faire avec un homme à coté et elle, elle allait me tromper en face de moi et je ne pouvais rien dire. Voilà ce qui peut arriver quand on laisse sa femme avoir de mauvaises fréquentations. 

Les premières semaines, nous eûmes un buzz médiatique. On ne parlait que de nous, on faisait la une des magazines : « Ce couple qui veut sortir de l’ordinaire » « Le Threesome vulgarisé » «  La conquête ultime du plaisir : plan à trois ». Les internautes s’en sont gavés, s’en sont bavés mais nul homme n’avait eu le courage de se proposer. Alors les semaines s’effritèrent et personne ne vint frapper à notre porte. Je me croyais tirer d’affaire et allait crier victoire quand par une nuit pluvieuse, on entendit frapper à notre porte. Un adonis se présenta. Il venait pour le triolisme. L’acte allait se faire ce soir. C’était un bel homme, il portait des tresses et avait un tatouage de cobra sur l’avant-bras. Il me dépassait d’une tête. Mince, il semblait avoir des muscles d’acier. La recrue idéale selon le point de vue de ma femme. Je déglutis péniblement. On l’invita dans notre salon et on fit connaissance. 

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Il s’appelait Anthony Cliff Johnson, il avait passé la majeure partie de sa vie aux États-Unis, était d’ascendance jamaïcaine. Il était arrivé sur notre île six ans plutôt, par mégarde ou tout simplement par mauvaise foi, on l’avait pris pour un haïtien et on l’avait déporté avec le lot. Il a connu des années pénibles pour survivre dans notre jungle. Il gagnait sa vie grâce à la Porn Industrie, il  faisait des contenus qui se vendaient chers sur internet. Il nous présentait les résultats de ses tests. Tous se révélaient être négatifs. Ce qui arrangeait ma femme. Je risquais de lui poser la question,  s’il l’avait déjà fait avec un homme et il m’avait répondu : « C’est la raison pour laquelle je suis ici, mister, j’ai l’habitude des threesome mais c’étaient toujours des femmes. J’avais l’idée d’essayer avec un homme mais je ne voulais pas trop me risquer dans une telle entreprise. J’ai vu votre annonce sur internet et me suis intéressé dès le premier jour mais  j’ai laissé du temps filer car ce que je vais faire avec vous, ne m’apportera rien for my business. Me voilà maintenant. »

Je vis ma femme s’humecter les lèvres. Je ne voulais même pas savoir quelle image elle avait dans la tête. Elle se leva le premier, se dirigea vers notre juke box et mis une musique sirupeuse des années 2000. Surement, elle avait dû deviner d’instinct les gouts de Cliff en un simple coup d’œil. Je vis celui-ci qui commençait à bouger doucement sur sa chaise, ce qui faisait saillir ses muscles. Ma femme se mordit la lèvre inférieure, la nuit promettait d’être torride. J’allais devoir moi-même ajuster mon endurance car ça allait avoir de la concurrence. Je me souviens que ma grand-mère m’avait fait une concoction de bois et de feuilles trempés dans un clairin de Saint-Michel, une bouteille qui macérait depuis le jour où l’annonce fut faite. Je les laissai seuls dans le salon et allai me verser deux verres. Une chaleur m’envahissait des que les premières gouttes tombèrent sur mes papilles, s’ensuivait une brulure d’estomac qui divergea ce feu vers tous les autres parties de mon cœur. L’alcool, ça s’absorbait assez rapidement au niveau de l’estomac. Six minutes après, je sentis mon pénis se réveiller. Tel un dragon qu’on aurait titillé dans sa caverne. Le tumulte du sang qui se gorgea autour de mon dard me fit voir la situation d’un autre œil. Que ma grand-mère soit bénie ! Que toutes les grand-mères du monde soient bénies ! 

Lorsque je revins au salon, je tombais sur un couple qui s’embrassait déjà à s’en décrocher la tête. Cliff avait déjà retiré son T-shirt et chacun de ses mouvements faisaient onduler ses muscles comme des serpents se chevauchant les uns sur les autres. Il avait déjà enduit son corps de lubrifiant, son corps resplendissait dans le noir et il avait déjà une main sur le con de ma femme. Ils s’arrêtèrent un instant, conscients de ma présence. Ils me regardèrent avec mièvrerie, déjà dans un second état, ils me firent signe de les rejoindre. Comme un groggy, je m’avançai, ma femme prit mes lèvres et c’est la première fois que je la vis m’embrasser avec une telle fougue. Un autre paire de main entreprit de défaire mes pantalons, mon dragon rugit, prêt à se libérer. Ma femme enfonçait de plus en plus sa langue dans ma gorge et sa main me caressait la poitrine tandis que ma respiration devenait de plus en plus saccadée. Cliff avait longtemps fini de me dévêtir et entreprenait maintenait de me badigeonner de sa lotion tout en me masturbant. Plaisir décuplé, toutes mes cellules s’agglutinèrent pour exalter ensemble dans un hymne qui nous ravit vers la première marche des cieux. Ma femme, me sentant m’en aller, prit ma main et la déposa sur son entrecuisse, pour me rappeler que je ne devais pas gouter l’extase seul. Je m’arrachai sous l’étreinte de Cliff qui savait si bien comment branler et me concentrer sur le petit organe de ma femme. Mon homologue passait derrière elle et entrepris de frotter son membre entre la raie de ses fesses. Je massais tandis qu’il frottait, une parfaite synchronisation. Plongé dans l’acte et galvanisé par ces jets d’hormones, je pris les seins de ma femme en pleine bouche, j’invitai Cliff à s’emparer de l’autre.  Trois corps nus se frottaient dans une substance visqueuse, ma femme en ressortait comblée J’ouvris un œil et constatai qu’il me regardait avec une gourmandise non feinte tandis qu’il faisait glisser sa main sur la cuisse de ma femme. Sa main disparut rapidement sous sa toison et je sentis ma femme ruée en avant. Cliff continuait de me regarder avec cette expression gourmande jusqu’à ce que ma femme nous dise : « Venez en  moi mes amours ! » 

Cliff se laissa glisser par derrière elle (on dirait qu’il aimait bien les fesses de ma femme) tandis que je m’allongeais sur elle. Elle me laissait la pénétrer premièrement, dans un petit cri de furet. Elle glissa une main derrière elle et entreprit de masser les couilles de mon autre partenaire. Mes va-et-vient se firent plus prononcés lorsque je sentis quelque chose faire de la place sous mon membre. Je sursautai lorsque mes regards croisèrent ceux de Cliff. Son expression me clarifia sur la situation, ma femme venait de satisfaire son fantasme. Maintenant je me faisais baiser pendant que je baisais ma femme. Cliff en profita pour nous tâter, ma femme et moi. Je sentis ses mains sur mes fesses, mes couilles, tandis que le souffle de son ahanement me frappait directement au visage. Je voyais ses muscles faire leurs magies. La sensation, malgré moi, était incroyable. Le paradis existait et ma femme venait de me montrer le chemin à présent. 

La soirée prit une autre tournure lorsque je sentis des doigts frayer un chemin vers mon anus, j’eus un mouvement de recul mais le sourire de ma femme me rassura, c’était elle qui faisait sa diablesse. Je ne m’étais pas rendu compte que cela n’avait pas passé inaperçu. Lorsque pour la deuxième fois, je sentis un doigt se frayer vers mon anus, je me laissais  faire en m’ouvrant pour une fois aux tentations les plus ludiques. Je ne savais pas qu’un doigt perché dans l’anus pouvait faire aussi bien, je me contorsionnais contre ma femme qui, elle, hurlait de plaisir. L’adonis, lui, était dans un autre monde, ses yeux étaient réduits à deux petites fentes et de sa bouche sortait une musique au rythme désordonné. Jamais je n’aurais cru que c’était ses doigts à lui qui me massait jusqu’à ce qu’il me dit : « mon vieux, bah ça alors, tu as une belle prostate ». 

Mes sphincters se crispèrent brusquement et j’eus cette sensation qui me ratatina et je fus parcouru de convulsions les unes plus fortes que les autres. J’eus l’impression d’être coupé en deux, le corps transpercé de part en part de lames de plaisir intense. Je jouissais, je jouissais comme une femme. Je me déversais en ma femme dans un grognement bestial dans lesquels mille mots vulgaires vinrent au monde. Ma main écrasait fortement la poitrine de… ma femme… ma femme ? Non. De l’homme qui venait de me faire jouir, cette sensation que je n’avais, jusqu’ici, jamais ressenti.

Ce fut une flagellation christique pour ma femme lorsque celle-ci constata que son ménage à trois ne tournait pas comme prévu. Au lieu de se voir ravie au septième ciel, elle se vit voler la vedette. Après qu’on eut fini de toucher ma prostate, je ne fus plus le même du tout. J’en demandais, redemandais, Cliff avait maintenant toute mon attention. Pourvu qu’il pleuve toute la nuit.

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5 commentaires
  1. Lovna dit

    Très osé, bien écrit, il ne manque, à mon avis qu’un petit chouïa d’émotion pour rendre la chose plus vivante

  2. Farah dit

    On vient de convertir Jean Pierre!

  3. Naketie dit

    Tres tabou mais osé ,la fin apporte une certaine legerté qui fait le charme de l’histoire.

  4. Calebe dit

    Captivant, j’adore la couleur
    Sauf que j’ai l’impression que l’auteur etait pressé de finir son texte alors qu’il y avait tellement de chose a decrire…

  5. Jefe dit

    Jean Pierre a perdu sa virginité et sa virilité le même soir😥

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