Pergolayiti
Take a fresh look at your lifestyle.

Trottoir

0 408

TROTTOIR

Sur un trottoir, j’étale ma vie. Je parle ma vie à ceux qui ont des oreilles fines pour entendre
mes cris. Je ris, je pleurs ; je vis et je meurs en silence. Sans repère je frôle chaque instant de
l’existence.
Je marche. J’entends le son de chaque pas solitaire qui ne m’emmène nulle part. Sinon, à mon
trépas. Je vibre. Je vibre d’amour qui se tait. Je cherche. Je cherche celle qui me plait. Hélas!
Elle parait, disparait et réapparait sous d’autres toits (petite étoile). Et moi, je m’enlise sur le
macadam de mon trottoir…
Je pleurs. Je pleurs des larmes torrentielles qui inondent mon cœur. Je vois des gosses
déchirés, face à la déchirure de l’avenir, qui ruissellent de peur. Dans mon miroir, je vois le
vide. Sur un trottoir, je vois des rêves qu’on ampute.
Je trimballe ma colère, ma rage ; avec moi-même je fais la guerre. Il y a ces officiels derrière
leurs vitres teintées, des tirailleurs dans des blindés que je ne tolère guère. Guernica exposé
sur le trottoir, mais pas d’acheteurs, pas de vendeurs.
Le temps me bouscule dans l’interdit. Je prends de l’espace pour créer mon propre espace-
temps. Je m’envole et crie : « c’est faux que le ciel soit la limite petit. T’entends!? ».
Deviens ce que tu es! Petit oiseau vole dans le lointain. Sur un trottoir, malgré les vagues à
l’âme, à la vie donne la main.
Je starifie les putes comme les nones. Je ne sais pas qui est la bonne, mais l’une s’accroche
au christ, l’autre à la vie. Moi, j’ai foi en la vie. D’ailleurs mon hymne, c’est vivre pour
mourir en vie…
L’humanité, dans cet immense foyer de vie diversifiée, je versifie des étincelles et distribue
un éclat sur chaque parcelle. Toi, dans ton salon tu me regardes liquéfier.

Sur mon trottoir, tout le monde me nique! Alors à qui me fier ???

Lire aussi>>> Ma femme a des yeux de pute.

FLANM NANM

Envoyez-nous vos textes, faîtes partie de l'aventure Pergolayiti

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.