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On s’est aimé pourtant 4

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Certains s’en vont, et en font tout un plat. D’autres laissent la clé sous la porte et tournent les talons dans un silence assourdissant…

Je voyais le visage abasourdi de Adley et malgré mes sanglots, j’eus envie de rire. Ce que je fis, mais timidement. Cela me rappela toutes les fois où il recevait de la part de quiconque un cadeau ou une quelconque faveur. Adley avait toujours été sensible aux gestes les plus simples. Tout ce qui pouvait paraître vide de sens à autrui avait une valeur inestimable aux yeux de cet homme. Il avait toujours vu la vie comme un bien précieux. Et il l’avait toujours chanté à qui voulait l’entendre. Voilà pourquoi j’étais, quelques moments auparavant, fortement déroutée du fait qu’il eut souhaité, à un moment critique de sa vie, se donner la mort. Aussi robustes puissent-elle paraître, il n’est point de fondations sans fêlures.

  • Ouais, c’était moi, confirmai-je tout en faisant taire mes sanglots.

Il demeura dans le plus parfait des silences. Comme s’il redoutait de dire une quelconque sottise, passant à maintes reprises une main dans ses cheveux. Ce geste le faisait ressembler encore plus à sa défunte maman. Divorcée très tôt de son père, cette brave femme avait toute sa vie été une remarquable enseignante. Elle avait trouvé la mort lors du séisme du 12 janvier 2010, dix années plus tôt. Pendant tout le temps qu’avait duré notre relation, c’avait été l’une des socles. J’avais perdu ma mère une année après lui, et nous comprenions la douleur que laisse l’absence de ceux que nous aimons. Lorsqu’au milieu de la nuit, je me réveillais en sursaut, prise de panique et envahie par le manque de ma mère, il avait toujours été là pour m’apaiser. Alors, il faisait jaillir la lumière et me lisait quelques vers de Paul Éluard :

Dans tes yeux ceux qui nous révèlent

Notre solitude infinie

Ne sont plus ce qu’ils croyaient être

On ne peut te connaître

Mieux que je te connais.

Ce que j’avais toujours aimé chez Ad, c’est qu’il avait toujours su exprimer ses ressentis sans ambages aucune. Il ne m’avait jamais laissé de côté, me laissant pénétrer même ses plus viles pensées. Adley me connaissait autant que je connaissais ce que voulait dire chacune de ses expressions faciales. Il ne m’a plus jamais été permis de connaître un humain tel que je l’ai connu. Lui, le seul à qui j’ai pu autant m’ouvrir, lui, mon âme sœur, celle que j’ai perdu quelque part entre mon égo et le sien. Je sentis mon cœur se serrer en pensant à toutes les choses que nous aurions dû construire lui et moi, à toutes les batailles que nous aurions dû gagner ou perdre ensemble…

  • Je ne comprends pas, finit-il par dire, m’extirpant en même temps de mes noires idéations. 
  • C’est pourtant si simple, lui-répondis-je, jouant à la mystérieuse. 
  • Comment est-ce possible ? Me demanda-t-il, l’air incrédule.

Je bus une gorgée d’eau et me décidai enfin à tout lui expliquer.

  • Tu te souviens de l’ampleur médiatique que ton histoire de prime avait créée ? Ton nom était sur toutes les lèvres. Partout où je me rendais, les gens m’accueillaient avec la même information : Ton ex représente fièrement Haïti en terre étrangère ! Cela m’agaça pendant un temps, j’avais bien tourné ta page depuis belle lurette après tout ! Mais je fus quand même tentée de lire quelques articles écrits à ton sujet. J’étais très fière de toi, tu sais… Je le suis encore aujourd’hui.
  • Merci, me répondit-il.
  • Mais, repris-je, quelque chose avait retenu mon attention dans toutes les photos que j’avais vues de toi : Ton sourire était faux. 
  • Faux ? répéta-t-il. Faux ?
  • Oui, faux. Comme toutes les fois où tu faisais semblant, comme ces fois où tu te donnais tant de mal pour ne pas me faire une scène de jalousie. Ton sourire n’était pas authentique, tu semblais quelqu’un mal au point, à bout de forces, qui voulait être partout, mais pas là. 
  • Tu as vu tout ça rien qu’en regardant des photos de moi dans des articles de journaux ? 
  • Je te connais mieux que quiconque, Adley.

Il me fixa longuement, je crus voir de la tendresse dans ses yeux. Cette tendresse qui avait toujours su m’embraser en un rien de temps. Je me sentis bien, calme, comme si je venais enfin d’achever une course interminable. Dieu que j’avais couru en effet ! Dieu que je voulais lui dire comment il m’avait manqué ! Mais c’était peut-être trop tôt, ou trop tard…

  • Mais ça n’explique toujours pas comment tu as eu mon numéro de téléphone.

Je souris. 

  • Je voulais te parler. Je ne savais pas ce que j’allais bien pouvoir te dire mais je tenais à prendre de tes nouvelles. Alors, j’ai appelé le restaurant pour lequel tu travaillais à l’époque, je me suis présenté comme une journaliste qui souhaitait faire un article sur l’établissement. Lorsque j’ai demandé ton numéro, la dame au téléphone était plus qu’enjouée de me la donner.

Le visage de Adley s’illumina puis, il partit d’un fou rire, probablement émerveillée par mes révélations. Puis, il se tût longuement, repensant certainement aux durs moments qu’il avait connus dans sa vie. J’ai toujours envié ceux qui arrivent à s’en sortir, ceux qui arrivent à faire table rase du passé. Ah, les chanceux !

Il me demanda:.

  • Ce soir-là, j’ai essayé de rappeler le numéro qui m’avait laissé ce message. 
  • J’imagine.
  • Et le téléphone a sonné sans réponse.
  • Je sais.
  • Je suppose donc que tu avais bloqué mon numéro tout de suite après m’avoir envoyé le message…
  • Ce n’est pas ça. 

Je baissai la tête, gênée. Mais je savais qu’il fallait que je lui dise, ce n’était point le moment de lui cacher des choses, il fallait que je lui dise tout, et maintenant. 

  • Je me faisais frapper copieusement par mon ex-mari, lui dis-je sous un ton se voulant posé.
  •  Quoi ? 

Il paraissait révolté. 

  • C’est une longue histoire, lui dis-je. Une trop longue histoire que je serai prête à t’échanger contre une seule chose.
  • Dis-moi.

Je lui fis mon plus beau sourire puis lui dis :

  • Je voudrais que tu me cuisines mon plat préféré.

Il leva les mains au ciel en guise d’exaspération.

  • Parmi tout ce que tu pourrais me demander de te cuisiner, c’est d’un hamburger que tu veux !
  • Si seulement tu savais comme cela me manque! Lui dis-je, souriante. 

Il me fixa longuement, comme l’on fixe un enfant gourmand. 

  • D’accord, finit-il par me dire, viens avec moi dans la cuisine. Viens que je te fasse vivre ma magie 

Quel branleur ! 

***

Je n’avais pas voulu rencontrer Léon. Nous ne nous étions jamais trop vraiment appréciés. Trop souriant, trop affable, trop aimable. J’ai toujours détesté les gens qui font tout pour être aimé de tout le monde. Ceux-là avaient forcément quelque chose à cacher. Je ne dis pas que Léon était un mauvais ami pour Adley, ni qu’il était un loup portant les parures d’un mouton. D’ailleurs, ce dernier avait toujours été là pour lui dans ses moments de galère. Je dis tout simplement qu’il m’avait toujours été antipathique ! Adley, l’ayant toujours su, n’avait jamais essayé de nous rapprocher. Il était le mieux placé pour savoir qu’il est certains mondes qui ne sont pas faits pour se rencontrer.

À présent que le restaurant était complètement vidé, je me découvris un certain trac à être en tête à tête avec Adley. Je redoutais qu’il me fasse de l’effet comme il m’en avait toujours fait. Si les années commençaient à avoir raison de nos jeunesses, il était resté bel homme, avec ce sourire qui avait toujours su frapper là où il le fallait : en plein dans mon cœur. Il était resté autant vantard, sûr de sa personne, sans prétention cependant d’être arrogant. Je prenais quasiment du plaisir à l’entendre parler alors qu’il préparait mon hamburger.

  • Ceux qui viennent ici commandent rarement des hamburgers.
  • J’imagine que les riches mangent uniquement de la salade, fis-je, sarcastique.
  • Tu as de la chance qu’on ait des steaks déjà préparés, me dit-il, faisant complètement fi de ma précédente remarque. 
  • Oh que je suis chanceuse alors !

Il se tourna vers moi et me souris. Puis, il me dit :

  • Je suis prêt à t’écouter. 
  • Non, pas maintenant. Une fois que j’aurai fini mon burger, je te dirai tout. 

Il hocha de la tête et se concentra sur la tâche qu’il avait à remplir. Je l’observai avec jalousie. Je n’avais jamais su cuisiner parfaitement, et ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Comme si la cuisine et moi étions deux lignes parallèles. 

  • Dedans, il y a du bœuf haché. Des oignons, de l’ail, un jaune d’œuf, du ketchup, de la moutarde et des herbes. 
  • Hum, fis-je, c’est parfait

Je n’avais aucune idée de ce qu’il pouvait bien raconter.

Il prit une poêle, mit du beurre dedans puis y plaça les steaks. Il prépara rapidement les frites et les autres accompagnements. Au bout d’un instant, je lui avouai :

  • Tu as toujours été un excellent chef. 

Il se retourna vers moi et me gratifia de son sourire. 

  • Tu as toujours su me booster pour poursuivre mes rêves. 
  • Si j’avais fait autrement, j’aurais été une sale hypocrite ! Moi qui ai abandonné mes études de dentisterie pour me consacrer uniquement à l’écriture, comment aurais-je pu te tenir un autre discours ? 
  • Tu n’as pas tort, me répondit-il. Mais je te remercie. Tu es la mieux placée pour savoir que bien des fois j’ai eu l’idée d’abandonner. Tu as toujours  été là pour moi…

Il retourna les steaks, puis poursuivit son récit :

  • C’est fou comme tu n’as jamais quitté mes pensées. Quand je flanchais, je pensais à toi et je me redressais de sitôt. Quand je passais une journée merdique, je me disais : Néhémia aurait certainement ri de cette situation et aurait dit…
  • C’était merdique, mais demain sera certainement pire ! entonnions-nous en chœur. 

On rit tous les deux. Ce fut le premier moment de vraie communion de la soirée. Je baissai la tête, un peu confuse. Il poursuivit :

  • Tu es la plus grande combattante qu’il m’ait été donné de rencontrer.
  • Arrête…
  • Je suis sincère, me dit-il.

Il n’eut point besoin de le dire, je le lus littéralement dans ses beaux yeux noirs jais. 

  • Hum, fis-je. Attends d’entendre mon récit et nous verrons si tu me considères encore comme cette femme forte que tu as connue…

Le lecteur MP3 jouait à présent Good to me de Otis Redding. C’est étrange comme les goûts musicaux de Adley n’ont pas changé en sept années!

***

  • Je l’ai rencontré à l’une de mes ventes-signatures. C’était un type bien. Du moins, c’était l’apparence qu’il me donnât. À ce moment de ma vie, j’allais mal. Ma relation avec toi s’était brusquement terminée et je cherchais des réponses à ce qui c’était réellement passé. Comment deux êtres qui se sont autant aimés n’ont pas eu le courage de se pardonner leurs si bêtes erreurs ? Les questions, autant que les réponses me faisaient du mal. Et je sombrais. Encore et encore. Je me faisais du mal en m’accrochant à toi et je souffrais de ne pas avoir eu la chance de discuter avec toi une dernière fois. Je mourrais tous les jours, perdant foi en moi-même et en mes capacités : Si je n’ai pas su te garder, toi, un homme bien, peut-être qu’il y a quelque chose de brisé en ma personne qui t’a fait fuir. J’étais tourmenté.

« Et lui, il avait été là pour moi. Il a toujours su m’offrir son oreille et son épaule pour pleurer. Combien de fois ai-je dormi chez lui lorsque les quatre murs de ma chambre m’imposaient la dictature des sombres idées ? Je ne compte plus. Ça a été une descente aux enfers et j’étais quasiment certaine de ne pas y revenir entière.

Mais il était là pendant tout ce temps, me relevant à chaque fois que je tombais, me redressant toutes les fois que je glissais, me bousculant quand forcément je ne voulais pas être bousculée. C’était une personne adorable et quand je me rendis compte que j’étais tombée amoureuse de lui, je me suis dit que cela devait être le nouveau chapitre d’une belle histoire qui avait finalement eu raison d’être contée.

Si tu en doutes, sache que je me suis mariée par amour et non par désespoir. Il n’était pas toi, mais il me suffisait. Il n’avait pas cette lueur dans le regard, cette joie qui t’a toujours animé, quand il lui arrivait de s’énerver, il prenait toujours soin de choisir ses mots. C’était différent, ce n’était pas parfait, mais cela me suffisait. »

  • Et tu t’es mariée avec lui…
  • Oui, et je pensais avoir fait le bon choix à ce moment précis…

      En face de moi, son visage était impassible. Quelque temps après avoir fini de me cuisiner, il s’était éclipsé pour revenir deux minutes plus tard avec une bouteille de vin Petrus. Que célébrions-nous ? Je n’en avais aucune idée. Mais je m’étais surprise à lui prendre la bouteille des mains et à m’empresser de l’ouvrir. 

  • Ça a commencé un mardi. Je me souviendrai toute ma vie de ce fichu jour. Nous devrions sortir et il avait deux heures de retard. J’étais grave en colère. Tu me connais, je ne lésine pas sur la ponctualité. D’abord j’ai annulé la sortie et ensuite je lui fis toute une scène. Et comme quelque chose que l’on s’y attend le moins, je reçus une gifle en plein visage. Vlan ! Je restai muette pendant plusieurs minutes, lui aussi. Puis il se mit à pleurer à chaudes larmes, me jurant qu’il n’était pas ce type d’hommes. Qu’il fallait que je lui pardonne. Qu’il serait prêt à se rendre à la police, histoire de corriger sa bavure. L’idiote en moi l’a cru. J’ai aussi pleuré, c’est la première fois de toute ma vie que quelqu’un levait les mains sur moi. Et je n’ai pas su comment réagir face à ça. Je lui ai offert mon pardon. Ce soir, on a fait l’amour intensément et tout est redevenu à la normale.
  • Puis il a recommencé… 

Les poings de Adley, posés sur la table, étaient fermés. Il semblait énervé, comme s’il s’apprêtait à se battre. 

  • La deuxième fois, c’était une vraie bastonnade. Ah, je te le jure, j’ai reçu pour mon compte ! J’avais des marques plein le corps et le visage tuméfié. Ce matin-là, lorsqu’il eut fini de me frapper avec toute la rage que pouvait contenir son visage d’homme innocent, il me prit par les cheveux, me traîna jusqu’à la douche et entreprit de me baigner. Tout au long de cette douche de la honte, il ne cessait de répéter la même phrase : Néhémia, Néhémia, regarde ce que tu me fais faire !

« Et puis, c’est devenu comme une habitude chez lui. Il était content, il me frappait, il avait eu une mauvaise journée au travail, madame Néhémia se faisait sévèrement corriger. Le pire, il avait su créer autour de moi le vide total, m’empêchant de voir quiconque. J’étais perdue. Je savais qu’il fallait que je m’en sorte, mais je n’avais guère les moyens pour cela. » 

  • Je suis navré, me dit-il, le visage crispé. Quel salaud !
  • Ce n’est pas de ta faute, Ad. Ce n’était pas la mienne non plus…

Je ne dis rien pendant plusieurs minutes, lui non plus. Ne faut-il pas respecter le silence de l’autre ? Adley avait toujours su le faire. Lui et moi savions exactement lorsqu’il ne fallait dire mots. Lorsqu’il fallait tout simplement écouter : écouter les plaintes que disent les silences de l’autre. 

  • Tu te demandes pourquoi je n’ai jamais répondu aux appels ce soir-là, n’est-ce pas ? (Il hocha de la tête.) Il m’avait surpris en train d’écrire le message. Et là, il s’est énervé, m’a pris le téléphone des mains, a lu le contenu et le numéro, a tout de suite deviné que le message t’était destiné. Il a ensuite balancé le téléphone dans un coin de la maison. Puis, il m’a dit : « viens là, manman kaka ! Je t’offre une belle vie et toi tu rampes encore aux pieds de ton ex !? »

Je me tus à nouveau. Les souvenirs refaisant surface m’empêchaient littéralement de respirer. Je me mis à tousser violemment, comme un malade manquant d’air. Adley, paniqué, m’offrit de l’eau à boire. Il me dit :

  • Tu arrêtes ce récit maintenant si c’est trop pour toi… 

Je lui souris.

  • J’ai presque fini… Ce soir-là, je pris la décision de me débarrasser définitivement de ce chien d’homme. J’ai quitté la maison le soir-même. Je n’en pouvais plus. Mais, vois-tu, pour avoir été une femme battue pendant plus d’une année, je sais combien il est difficile de te libérer du joug de ton bourreau. Combien de fois ai-je pensé à porter plainte et à m’échapper ? À chaque fois, je me disais qu’il changerait, que ce n’était peut-être pas sa vraie personnalité et qu’il finirait par se reprendre. Plus il me frappait, plus je perdais confiance en mes capacités, plus je me blâmais, plus je me sous-estimais. L’image de femme forte que je cultivais sur les réseaux sociaux et que je m’évertuais à faire parler grâce à ma plume se désaltérait à chaque fois qu’il me prenait par les cheveux et m’imposait la douche de la honte. 

« Alors je suis parti de là, j’ai porté plainte. Mais, tu t’en doutes certainement, personne ne m’a pris au sérieux. Le policier m’a demandé un motif. Pourquoi votre mari vous a-t-elle frappé, madame ? Mais tu t’en rends compte ! Alors je fis ce qu’il fallait que je fasse, m’éloigner pour un temps et me protéger de ce salaud. Ce n’est qu’au bout de deux années qu’il a accepté le divorce. Et au final, il est rentré dans la longue liste de ces hommes qui frappent leurs femmes et qui s’en sortent, indemnes, impunis. C’est probablement l’une des batailles que je ne gagnerais pas de mon vivant, hélas… »

  • Mais tu t’en es sorti, non ? Tu as su faire le bon choix en t’éloignant et en te libérant des chaînes qu’il a voulu t’imposer.
  • Oui, mais les séquelles restent, Ad. Je vis avec dans ma chair et dans ma tête. On n’est plus comme avant une fois qu’on ait fait la grande traversée de cette vallée de l’ombre de la mort. Qu’on y sorte, ou qu’on y reste, on est brisée pour la vie.
  • Mais au moins, tu n’y es plus, Néhémia… Ce salaud ne mérite pas de vivre !

Il était extrêmement énervé. Je lui dis :

  • Oui, je suis là. Et depuis le jour où j’ai quitté cet homme, je me suis évertuée à aider les autres femmes violentées à se libérer de leurs ravisseurs. C’est là,  la bataille de ma vie désormais.
  • Je suis fier de toi, me dit-il. 

Je lui souris. Cette fois, j’étais sincère. 

À suivre

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2 commentaires
  1. NSC dit

    Belle histoire
    Vive la suite!

  2. Loup-Vens dit

    Très belle histoire 🔥🤩
    La suite 🙌🏾🙌🏾

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